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Commémoration du massacre d’Arhiba









Communiqué de presse
À tous les djiboutiens et à tous les amis de Djibouti:
Commémoration du massacre d’Arhiba du 18 décembre 1991.

Chers compatriotes,

Vous n’êtes pas sans savoir que le 18 décembre 1991, notre pays a connu une des journées les plus sombres de son histoire, depuis son accession à l’indépendance nationale. La police et l’armée ont reçu l’ordre d’ouvrir le feu sur des civils sans armes, en pleine capitale. Ce jour-là, 59 civils sans défense ont perdu la vie et plus de 300 autres ont été blessés. Parmi eux, des femmes, des enfants, des personnes âgés. C’était il y a 19 ans et personne n’a été jugée ni même dégradée pour cela.

Ce massacre était en fait une expédition punitive contre la population afare du quartier Arhiba pour lui faire payer les pertes causées aux forces armées, par la rébellion du FRUD, le Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie.

Hélas, en fait de représailles, le régime Guelleh/Gouled n’en était pas à ses débuts:

  • 1978, répression des afars (assassinat, emprisonnement, etc.) suite à l’affaire du “Palmier en Zinc”
  • 1988-1991, répression des gadabourcis (assassinat, déportation, emprisonnement) surtout après l’affaire du “Café de Paris”.

Pire encore, depuis l’accession au pouvoir suprême de l’ex-chef de la police politique, les différentes composantes de la communauté nationale sont désignées tour à tour comme «ennemis de la nation». De 1999 à ce jour, toutes y sont passées. Plus personne n’est épargnée (afars, arabes, gadabourcis, issacks, issas, etc.).

Les derniers événements d’Ali-Sabieh (assassinat de jeunes adolescents) et la découverte de charniers à Balbala s’ajoutent au triste palmarès de ce régime qui a perdu tous ses repères. Mêmes les plus hauts gradés des forces de l’ordre et des services secrets n’échappent plus à la répression aveugle. Ces quelques exemples forment la pointe émergée de l’iceberg:

  • AHN Général Yassin Yabé Galab (ex chef de la Force Nationale de Police et ami d’enfance de Guelleh),
  • AHN Col. Abdi Bogoreh Hassan (ex-chef de la Gendarmerie Nationale),
  • AHN “Qaraf” (ex-Numéro 2 du SDS, les tristement célèbres services secrets du régime).

Enfin, l’assassinat des membres de la garde rapprochée du président Guelleh et de sa famille vient ajouter une toute nouvelle donne à la tuerie vengeresse et à la folie de cet homme.

Plus personne n’est à l’abri, désormais. En 33 ans, tout le monde y est passé. Trop c’est trop. C’est pourquoi l’Association pour la Promotion de la Démocratie et du Droit de la Personne joindra sa voix à celles d’autres associations et organisations politiques et viendra manifester le samedi 18 décembre 2010 devant la flamme éternelle de la Colline du Parlement à Ottawa (et ailleurs dans la ville et sa région) afin que les événements de ce triste anniversaire ne se répètent plus.

Notre association invite les djiboutiens d’Ottawa et les amis de Djibouti à venir nombreux à cette manifestation.

Hassan A. Aden
Président de l’Association pour la Promotion de la Démocratie et du Droit de la Personne.

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