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Messages

Affichage des messages portant l'étiquette ARD

Charité bien ordonnée...

L’Afrique en général et l’Afrique de l’est en particulier nous ont habitué à son lot de misères, de guerres et d’images à briser le cœur à un niveau et une fréquence tels que ceux qui se sont attribués le label de «communauté internationale» et les intéressés eux-mêmes (nous!) en sont saturés, immunisés… Notre misère atteint des sommets inégalés et, continue de monter. Sécheresse, inondations, crues, tornades, etc. Quand les catastrophes ou mêmes les simples phénomènes naturels frappent, du côté des régents, on crie «à l’aide» aux chancelleries et ONG étrangères de la place. Du côté des oulémas, c’est «c’est Allah qui nous punit, il faut prier plus». Du côté de l’opposition, c’est «c’est la faute du gouvernement». Du côté des intellectuels c’est souvent silence radio. Dans certains cas, on se prend en photos (igu ag sawir)… si vous voyez ce que je veux dire. La construction ou le remplacement des infrastructures, même de base? Demandez aux autres! Le salaire des fonctionnaires? Demande...

Gabode-La sinistre, Alcatraz-sur-Mer Rouge

Lt-Colonnel Mohamed Djama (*) "Cudurka kaa gala fardaha Haddii laga gubo dameer Dawada lama gaadhayoo…" La prison centrale de Djibouti mieux connue sous le nom de Gabode renferme beaucoup trop de monde. Sa capacité et ses limites en matière de salubrité sont dépassées depuis longtemps. Très longtemps! Il va de soi que cela compromet la santé et la sécurité non seulement des détenus mais aussi du personnel qui y travaille. But, nobody cares... Nous savons trop bien que les détenus ne sont pas tous des criminels endurcis, ni même des coupables de quelque délit, des fois. Parmi eux, il y a ceux qui sont arrêtés pour toutes sortes de motifs et emprisonnés sans le moindre procès pendant des mois, des années, puis, relâchés sans explication! Who cares? Nobody... Il y a aussi les prisonniers pour des motifs simplement politiques. Oui! Oui, oui! Mais pour le président Guelleh, ça n'existe pas, bien sûr. Heureusement, l'opinion publique et les réseaux sociaux s...

Kulan Badeed revient.

Chères lectrices et chers lecteurs, j’ai commencé à me faire un blog quelques mois après mon dernier séjour à Djibouti qui date 2008! Bien avant Facebook et consort, c’était la seule façon de s’exprimer (gratuitement) dans internet. Contre toute attente, mon blog était devenu le buz dans son temps. Fort de cet intérêt populaire, j’ai même crée le premier site de nouvelles 100% djiboutien. Il s’appelait Djiboutii.net (lire Djibouti eye dot net). Puis un jour, j’ai arrêté ce blog et le site Djiboutii.net. J’ai expliqué maintes fois les raisons de la création de ce blog, je n’ y reviens pas. Par contre, la question de savoir pourquoi l’arrêter au moment où tout semblait bien aller mérite réponse. Je tenterai d’être concis. En fait il y a deux raisons : L’âge! La fatigue! Quand on devient infréquentable au point où des proches et des amis changent de rue partout où l’on passe. Quand on n’est plus informé des événements sociaux (mariage, funérailles, maladie d’un proche…). Quand ...

Votez avec la raison et non le coeur

Cette année 2018 verra le parlement djiboutien renouvelé. Nous sommes donc à une autre échéance électorale. Et qu’on le veuille ou non, encore une fois, il faut se poser les mêmes sempiternelles questions: qui sont les joueurs en lice et… parmi ces joueurs, qui mérite notre confiance? Bien évidemment, encore une fois, il faut choisir avec sa raison ou, son cœur. La raison ou le coeur ?.. L'éternel dilemne, ou quoi... Personnellement, même si la chose politique n’est plus que d’un intérêt lointain pour moi, une fois n’est pas coutume, je me prêterai à cet exercice citoyen. Cela dit, je ne suis pas ici pour prêcher mais pour donner seulement mon opinion personnelle sur la question. C’est un devoir! Selon les informations très partielles que j’ai de notre coin de pays ancestral, mes seules sources étant le net, là-bas, ça bouge. Là-bas, c’est loin pour nous autres de la diaspora (je n’aime pas ce terme mais...). Ça bouge à Djibouti mais nous sommes bien loin. Cependant, je dois ...

L'alpha et l’omerta

«Dumaal nin ka xishooday kama dhalo» Ça commence peut être à devenir un vieux disque rayé mais... avant de passer à la substance du présent article, je dois répéter un certain nombre de choses. Je m'en excuser à l'avance mais... déformation professionnelle ou pas,  nous les enseignants, on a tendance à répéter les choses car dans notre métier on doit répéter les choses jusqu'à ce que le message passe! Je dois donc répéter les mêmes choses, encore une fois. Désolé! Après le tourbillon politico-social consécutif à l'instauration du multipartisme imposé par la France de Mitterrand à ses ex-colonies d'Afrique (comme notre pays) dans années début 90, l'ordre établi reprenait ses droits. Le régime djiboutien s'adaptait et tirait (plutôt bien) son épingle du jeu. Mais Gouled et ses proches commençaient à préparer au grand jour la relève et un dauphin (vous aurez imaginé aisément, qui) était désigné. À partir de là, les dignitaires de l'époque, jouaient...

Balles, blocus, blessés, (morts?), "bandoo"...

Odeur de poudre, bruit de bottes, tir d'armes à feu, gaz lacrymogène, bouclage de la circulation des biens et des personnes,  quadrillage de la voie publique, torture, citoyens arrêtés en masse, opposants humiliés... " Andibandaa! Budubadaa! Bari soodaa! " Subxaan Allaah! Allah aide notre pays où les gens vivent ces jours-ci dans la peur. AMIIN. "Andibandaa! Budubadaa! Bari soodaa!" . C'est tout ce qui résonne dans mes oreilles cette nuit (25 Fév. 2013, 22:10 à Ottawa et 6:10 à Djibouti). La température de mon sang joue au Yo-Yo. Chaleur extrême, froid arctique... Subxaan Allaah! "Andibandaa! Budubadaa! Bari soodaa!" . En 1967, ce cri ralliement des indépendantistes (contre la brutalité coloniale) terrifiait les uns et revigoraient les autres! Aujourd'hui, à part le premier qu'on peut traduire par "indépendance", et cela malgré ma profession d'enseignant et, le fait que j'ai vécu 6 ans durant avec les GNA, je n'a...

Zurri baa lgu yidhi "Surri-Surri"

Akhriste halkan ka daawo nin ku gaadhan direyskii xisbiga RPP oo ay runta wajiga kaga dhufteen dhallinta xaafadda Quartier 3 (Kartiyee Turwaa) oo ah xaafadaha ugu qadiimisan magaalada Djibouti (Jabuuti). “ 40 sanadood iyaad been noo sheegayseen. Xaafadda noo dhaafa! ”. Waxa ayaan darro ah ninkan weeran astaamaha cagaaran ee RPP (xisbiga taliska 40 jirka ku socda ee Ismaaciil Cumar Geelle) waa Dr Maxamed Cabdiraxmaan “Surri-Surr” oo ah run ahaantii aqoonhayan (dhaxtar takhasus ah) oo naga mudnaa ixtiraam badan . Waxa is-weydiin le, waxa kusoo celiyay heer “guul-wade”? Reer Quartier 3 (Kartiyee Turwaa) hadalkooga waxa loo akhrisan karaa docteeroow : “Surri baa lagu yidhi Surri-Surri”. Annaguna haddaan nahay Djiboutii.net waxaan leenahay “ Aqoonyahanoow afkaaga iyo wajigaaga ilaasho haddii kale is-bedel-doonka dhinac ka raac ” Source : Djiboutii.net

Interview exclusif avec Cassim Ahmed Dini

Ceci est une reprise d'un article publié dans Djiboutii.net   La campagne de l’USN va bon train. La plupart des leaders de l’opposition sont de la partie et leurs visages passent devant les caméras. Tous? Non! Parmi ces « absents » figure Cassim Ahmed Dini qui est pourtant à Djibouti et que nous avons pu retrouver. Pour des raisons techniques indépendantes de notre volonté, la qualité de la conversation téléphonique laissait à désirer. Nous avons donc demandé à Cassim de nous envoyer ses réponses par écrit. Nous ne nous arrêterons pas en si bon chemin. Nous essaierons de retrouver les autres absents dans le but de présenter la réalité de ces élections sous toutes leurs coutures. Voici la transcription de cet interview avec Cassim Ahmed Dini. 1. Vous êtes au pays mais on ne vous voit pas ces temps-ci malgré le moment historique, qu’est-ce qui se passe? Je suis effectivement de retour au pays, après quelques mois de d’absence. Quant au fait que l’on ne ...

Djiboutii.net est de retour.

L'actualité au pays et dans la sous-région est riche ces temps-ci. Ismaël Omar Guelleh défraie les chroniques outre-frontières. Il est en train de régionaliser ses problèmes personnels et cela aux risques et aux périls de la très fragile paix de la région. Trois événements le pressent. Il ne peut plus attendre. Le premier événement est un malheur familial qui ne doit réjouir aucune personne humaine. Son beau-frère Djama Mahamoud Haid vient de décéder. Innaa Lilaah wa Innaa Ileyhi Rajicuun. En plus de la perte tragique de ce proche, Guelleh vient de perdre son argentier. Au pays, tout le monde le sait. Le défunt était le seul au courant du contenu et de la localisation des différents comptes chiffrés, ouverts un peu partout dans le monde, au nom du dictateur. Malheureusement, foudroyé par une rupture d'anévrisme, Djama n'aurait pas eu le temps d'informer IOG de la situation de ses finances off-shore. Ces finances vont sûrement connaître disparution, tro...

Incroyable: Incitation à la guerre clanique!

“Gadabuursi waa Kaneeco  Ninkaan warankaagu gelin,  Weedhaadu ma gasho”   Voici l'intervention (aux événements de Zeilah) d'un autre personnage qui se nomme Mohamed Ibrahim et qui se définit comme un notable ISSA d'Amérique du Nord. Le plus incroyable est que cet individu est en train d'inviter ses cousins à rien de moins qu'une GUERRE CLANIQUE. Oui! Vous avez bien lu et allez l'entendre de sa bouche (si vous parlez somali) que cet individu qui dit (prétend?) parler au nom des notables et des intellectuels issa d'Amérique du Nord est en train d'inviter la population de Zeilah à s'entretuer . Et... La chose se passe en Amérique du Nord. Est-ce légal, l'incitation au génocide? Ses commanditaires et lui semblent oublier que NON. La tension monte à Zeilah. À suivre. Hassan Aden  hassan.aden@ncf.ca

Waraysigii Cadceed (12 jan. 2013)

Sabtidii ina dhaaftay (12 jan. 2012), waxa waraysi tilifoonka ah ila yeeshay Radio Cadceed iyo suxuufiyadda caanka ah ee Rooda-Raaxo oo igala soo xidhiidhay Houston,Texas. Halkan ka daawo waraysigaa murtidiisii. Nasiibdarro, wakhtiga oo noo saamixi waayay awgeed, dhacdooyinka ka aloogan geeska Africa iyo sobobaha ka dambeeya umaanu gudo-gelin si tifo-tiran. Siiba, arrinta murugsan ee baryahan dambe ka socota degmada Saylac iyo lugta uu ku leeyahay dagar-qabe Ismaaciil Cumar Geelle! Arrintaa oo wali cakiran iyo maleeshia-beeleedyo lagasoo abaabulayo Jabuuti oo kusoo qul-qulaya degmada Saylac waan kusoo noqondoonaa marka wakhtigu ii surto gasho. Waayoo dhagar-qabe Ismaaciil Cumar Geelle, axadii 13 kii Jan. 2013 wuxu usoo baxay degmada Cali-Cadde oo fadhiisin u ah maleeshia-beeleedda uu madaxa ka yahay ee qaska ka wadda galbeedka Soomaliland , isaga oo ku mar-marsiiyo ka dhigtay inuu xadhiga ka jarayo warshad curisa laydh tiriiga oo ku socota tamarta cadceeda. Markaa waraysi laba...

Ma participation à l'émission de CHUO 89.1

Le samedi 5 janvier 2013, j'ai participé à l'émission Afrique+ de la station de radio CHUO 89.1 FM de l'université d'Ottawa, animée par Jean-Marie Vianney. Cette émission d'une heure de durée a touché plusieurs sujets. Voici un montage d'environ 6 minutes de mon intervention qui porte, vous l'aurez deviné, sur la situation à Djibouti et dans la sous-région. Une pensée à Jean-Paul Noël Abdi , l'affaire de Zeilah et les élections législatives de février 2013 y sont abordées entre autres, Les infos datent quelques peu (+ d'une semaine). Mais... au pays d'IOG, ça va toujours du pareil au même. Bonne écoute.

Ciise waa qaran...

Tout d'abord, toutes mes condoléances à la famille et aux amis de feu Djama Mahamoud Haid . Innaa Lilaah wa innaa Ileyhi rajicuun. Par la suite, je vous invite à partager avec moi (et le monde!) cette petite video témoignant de la situation qui prévaut dans la zone frontalière. C'est du sérieux. Un fonctionnaire djiboutien (qui reconnaît qu'il pas de région) déclare plusieurs choses. Il déclare entre autre " Ciise waa qaran ninkii qolo u haystoow ". (qu'ont peut traduire sommairement en ces termes : les issa sont une nation, pas un clan .) No comment. Je laisserai au lecteur d'apprécier. L'identité de ces personnes sera bientôt publiée (celle de leurs commanditaires étant, elle, conue de tous. Hassan A. Aden hassan.aden@ncf.ca

Zeilah : 1 mort et une dizaine de blessés.

Heesta cusub ee Geelle oo la oo uu u jeedinayo ciidamada dabargointa Comme je l'avais mainte fois signalé, le feu couvait (depuis en fait, des années) dans la région frontalière entre la République de Djibouti et la Somaliland. Mais en prévision de la prochaine échéance électorale, IOG tient à mettre le feu aux poudres vaille que vaille, sans attendre. J'ai tenté d'expliquer pourquoi et comment dans plusieurs de mes posts. Hélas, les choses ont finalement dégénéré lors d'une tentative d'entrée en force de la milice d'IOG en territoire somalilandais. Selon les populations locales, cette milice avait une mission: empêcher la cérémonie de passation de pouvoir entre l'ancien conseil municipal et le nouveau conseil fraîchement élu. Les faits sont les faits et les sources abondent (autorités hospitalières djiboutiennes et françaises, population des deux côtés de la frontière, chancelleries étrangères, etc.) On compte 1 mort et une dizaines de ble...

Zeilah : mise à jour du 7 janvier

Dans mes articles précédents, je rapportais, entre autres, que des milices sous les ordres directs de Ismaël Omar Guelleh étaient en train de déclencher des hostilités dans la région frontalière entre la Somaliland et Djibouti. Les deux courriers des lecteurs que je viens de publier ce 7 janvier 2013 et les nombreux appels téléphoniques de jeunes gens ou de mamans en colère (encore les jeunes et les femmes!) que je reçois quotidiennement en témoignent. Les gadabourci ne décolèrent pas. Et cela, même si selon les dernières nouvelles, les milices du régime dictatorial qui monopolise tous les pouvoirs à Djibouti et étend sa main-mise loin de ses frontières se seraient repliées en territoire souverain de la République de Djibouti. Ce repli fort probablement stratégique selon la population de la région ne trompe personne. Ces populations restent d'ailleurs sur le qui-vive et des groupements d'auto-défense se préparent, elles aussi. La situation pourrait dégénérer à tout moment. À ...

Zeilah: un autre lecteur réagit

Les réactions des lecteurs sont de plus en plus nombreuses. En lisant certains courriels, il semble que les esprits s'échauffent et c'est sans aucun doute ce que cherche Ismaël Omar Guelleh. Même si je suis contre la censure et pour le combat pour la dignité de mon peuple , il est également de mon devoir de citoyen responsable de prévenir contre les amalgames. Je pense que nos frères issa ne doivent pas être tenus collectivement responsables des agissements d'un dictateur mégalomane démoniaque. J'appelle donc la lectrice ou le lecteur de faire preuve discernement. Attention aux réactions épidermiques, SVP. N'oublions pas que nous sommes de frères, en définitive. -------------------   Crois moi l`information est bien transmise dans le Tol, les gens(commerçant, fonctionnaires, employé, etc) ne parle que ca mais a voix basse et tu sens malheureusement la peur dans leurs propos. Les années 90, j étais au collège 15 ans et j ai vu de mes propres yeux les ra...

Zeilah: Les lecteurs réagissent

Les réactions et la levée de bouclier contre la croisade iogéenne dans la région de Zeilah sont loin de s'estomper même si les milices Interhamwe du régime viennent d'effectuer un repli (sans doute stratégique) en territoire djiboutien. Le document que je vous présente aujourd'hui m'a été envoyé par une personne qui m'a demandé ''de bien vouloir  publier ce petit  article ci-joint dans le respect de la pluralité des opinions'' . Je vais donc simplement vous présenter cet article signé ''Waris S – fonctionnaire'' in extenso. Bonne lecture. La tentative de la  conquête territoriale par IOG en terre de Gadabourci. Les grands idéaux du rêve Ismail Omar Guelleh au-delà du fantasme de la ville de Zeila et des cliches auxquels les Issas sont souvent réduits,  xeer Issa (le code pénal Issa), Ougas, certains comportements collectifs et la peur des autres ce qui assurent leurs l’unité.   Le dictateur Djiboutien  a une volonté de dominer le...

''Le retour du spectre des années 90''

Le dictateur djiboutien dans ses oeuvres À cause de la situation explosive qui prévaut dans la région de Zeilah (région frontalière entre la république de Djibouti et la Somaliland où les milices ''interhamwe de nettoyage ethnique'' de Ismaël Omar Guelleh sont à pied d'oeuvre) les gadabourci en république de Djibouti vivent sur le qui-vive, sans jeu de mots. Cet article est une mise à jour de la situation qui prévaut à Djibouti-ville même. Selon plusieurs courriels et appels téléphoniques concordants en provenance de la capitale Djibouti, les rafles et les disparitions de gadabourci (surtout de jeunes hommes) s'accentuent. Centre-ville, Avenue 26, Balbala, Ambouli, tous les secteurs de la ville sont touchés. Les services secrets et les forces de l'ordre s'en prennent également aux commerçants et aux hauts fonctionnaires à tel enseigne que l'un de mes correspondants écrit que l'on craint ''le spectre des années 90''. Il est...