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Kulan Badeed revient.

Chères lectrices et chers lecteurs, j’ai commencé à me faire un blog quelques mois après mon dernier séjour à Djibouti qui date 2008! Bien avant Facebook et consort, c’était la seule façon de s’exprimer (gratuitement) dans internet. Contre toute attente, mon blog était devenu le buz dans son temps. Fort de cet intérêt populaire, j’ai même crée le premier site de nouvelles 100% djiboutien. Il s’appelait Djiboutii.net (lire Djibouti eye dot net).
Puis un jour, j’ai arrêté ce blog et le site Djiboutii.net. J’ai expliqué maintes fois les raisons de la création de ce blog, je n’ y reviens pas. Par contre, la question de savoir pourquoi l’arrêter au moment où tout semblait bien aller mérite réponse. Je tenterai d’être concis.

En fait il y a deux raisons :
  • L’âge! La fatigue! Quand on devient infréquentable au point où des proches et des amis changent de rue partout où l’on passe. Quand on n’est plus informé des événements sociaux (mariage, funérailles, maladie d’un proche…). Quand on est vu par les arrivistes comme un jaloux et un aigri. Ça laisse des empreintes dans le moral. Et puis vint l’avènement des réseaux sociaux avec ses hordes d’écrivains en langue émoji et autre like et dislike. Et là, ça tire sur tout ce qui bouge! Ceux qui veulent parler de certaines choses en profondeur, n’ont pas beaucoup de place. Voilà pour la première raison.
  • Écrire pour rester un témoin de son temps en publiant anecdotes, expériences vécues, colères et humeurs. Écrire pour informer en publiant ce que «les journaux» refusent de publier. Écrire et documenter ce qui arrive à son prochain. Écrire pour témoigner. Écrire pour influer sur la gestion présente et future des affaires publiques. Militer au sein des groupes qui œuvrent pour le changement à Djibouti en essayant d’unir les chefs de «parties» sans jamais devenir politicien mais simple activiste. C’était tout ça mon blog. Puis vint les élections législatives de 2010 et l’avènement de l’USN et sa fameuse liste de «députés» choisis par les chefs… Pour moi, c’était la fin. Voilà pour la 2ème raison.
Alors, aujourd’hui, qu’est-ce qui a changé?
 Beaucoup. On parle de 5ème mandat présidentiel à Djibouti. Il ne se passe plus une semaine où on ne parle pas de problème touchant à ce qu’il y a de plus fondamental en matière de droit de la personne humaine ou une crise qui affecte un grand nombre de citoyens. Il y a aussi plein de lectrices et lecteurs qui veulent revoir ce blog parce qu’il n’était pas seulement à moi mais bien à elles et à eux aussi.
Résultat Kulan Badeed revient.

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