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La barbarie est sans borne.

Notre pays a été touché par un inqualifiable attentat. À chaud, mes penseés et mes prières vont aux victimes de ce geste odieux et à leurs proches. Ces pensées et ces prières vont, bien sûr, à toutes les victimes, sans distinction d'origine, de race, d'appartenance éthnique. C'est une question d'humanité: On ne peut attenter à la vie et aux biens d'autrui. C'est aussi une question d'intégrité: on ne peut faire à autrui ce que l'on ne voudrait qu'on nous fasse.

Pour l'instant, l'émotion est trop vive et les nouvelles trop éparses et incomplètes pour qu'on puisse aller au fond des choses de façon objective. Cependant, on peut au moins se questionner sur les motivations des auteurs et des commanditaires de cette tuerie. On tue au nom de qui? On tue au nom de quelle cause? On tue de quel droit? Qui donne le droit d'attenter à la vie d'autrui? Autant de questions auxquelles les responsables de tels gestes n'apportent jamais de réponses.

Pour ma part, on ne peut rester silencieux devant la barbarie car la barbarie n'épargne personne. D'où qu'elle vienne, la barbarie est sans borne. C'est connu. Et, ce n'est pas la première fois qu'elle touche notre paisible pays. Jabuutaay Ilaahay ha kula jiro (Djibouti, que Dieu te vienne en aide). Pour moi, quand le sang d'une personne coule à Djibouti, c'est notre sang de djiboutiennes et de djiboutiens qui coule donc, nous sommes tous touchés et devrions être solidaires devant l'épreuve.

C'est pourquoi, par ce court message, en ma qualité de djiboutien, je présente mes condoléances les plus attristées aux victimes de cet assaut barbare et souhaite un prompt rétablissement aux nombreux blessés.

Hassan Aden
hassan.aden@ncf.ca

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