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Un autre mort et des élus séquestrés.

"Kulligood adoomaha rabboow qaybsha kibistiiye
Qof kastoo kabtiya ama kalaha ama kur dheer fuula
Bad kalluun ku jirra kollay ku tahay amase koob shaah ah
Ninba kadabkii loo qoray Ilaah wuu la kulansiine
Inaan ruuxna soo korodhsanayn kaa ha la ogaado"

Ismaaciil Mire.

Encore un écho extra-frontières. Encore une autre vidéo qui en dit long sur la façon de faire du dictateur sans âme, Ismaël Omar Guelleh. Encore une fois, les basses œuvres de ce criminel patenté mises à nu par les caméras-web. Encore une fois, les entorses à la démocratie en Somaliland qui se multiplient. Les activités de préparation d'une guerre issa/gada (destinée en toute logique à détourner des législatives en vue, une opinion publique djiboutienne majoritairement hostile à son régime) se font de plus en plus évidentes.

On tue des enfants. Combien de temps cela restera-t-il impuni? Un conseil municipal élu se voit interdire l'entrée à ses bureaux par des hommes en uniformes (Garde-Côtes, Armée, Police). Comment faut-il réagir?

Malgré les faits avérés et l'urgence de la situation, il y a beaucoup d'absents dans ce dossier: les leaders djiboutiens de tous bords. Y-a-t-il de citoyens de seconde classe? Comment faut-il expliquer le silence de Ismaël Guédi Hared, président de l'UAD? Celui de Daher Ahmed Farah, président du MRD? Celui de Ahmed Youssouf, président de l'ARD. Chers amis, quand on est à la tête d'une organisation politique qui veut avoir une dimension nationale, il faut avoir le courage de se prononcer sur tous les dossiers chauds de notre pays. Attendez-vous que les choses se tassent toutes seules? Qui ne dit mot consent.

Le plus inquiétant et le plus insultant reste cependant le silence coupable voire les agissements en faveur d'IOG de certaines personnalités gada de Djibouti dans cette affaire. Où est mon cher ami Mohamed Ahmed Awaleh aka Somali, ministre gada? Quelle est sa position dans ce dossier? Où sont Abdourahaman Hassan Riyale, Mohamed Bakhat Abdillahi et Mohmed Ismaël Youssouf? Ne sont-ils pas les "élus gada" (de la liste unique!) qui "représentent" les victimes? Ne sont-ils pas simplement des citoyens djiboutiens concernés par ce qui se passe dans leur pays?  Où est mon cher oncle Hachi Abdillahi Orah, "l'homme de confiance de deux palais"? Lui qui se dit influent, ne se sent-il pas interpellé par le sang des enfants?  Chers obligés, que sera votre réponse quand vous viendrez crier à l'injustice parce que votre maître vous aura remplacé par des cousins  encore plus serviles, encore plus zélés et surtout,  bien plus frais que vous? Que vous réserve un hypothétique prochain Tiji? Pensez-y. L'histoire s'écrit au présent.

À l'heure où j'écris ces quelques lignes, la situation est explosive. Deux des nouveaux élus de la ville antique de Zeilah (le nouveau maire, Houssein Nour Barkhadle et le conseiller Hassan Nour Ali) qui ont réussi à s'introduire dans le hall du conseil municipal sont simplement séquestrés dans ces locaux tandis que leurs autres collègues sont enfermés dehors (cf. vidéo ci-dessous). À Borama, pour la première fois, les notables gada ont donné une fin de non recevoir officielle à une délégation du gouverment somalilandais venue étouffer cette affaire avec une poignée de dollars, gracieuseté d'IOG.

Pour IOG c'est après moi, le déluge. Nous le savions. Mais est-il seul dans sa folie? Ce criminel et ses associés dans cette affaire mettent le feux aux poudres intentionnellement. La tuerie perpétrée contre des enfants à Borama hier, a fait une deuxième victime. Le bilan s'alourdit. Un second adolescent vient en effet de décéder suite à de blessures par balles. Cette affaire est bien loin de se tasser. Ce nouvel an 2013 nous envoie un dernier signal!

Hassan Aden
hassan.aden@ncf.ca

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