jeudi 3 février 2011

À qui profite le "la-guerre-caillou" (sic!)

Ces derniers jours, on parle de la reprise des jets de pierres entre les jeunes des quartiers populaires de Djibouti. Cela n'a rien de nouveau depuis une certain temps! Hélas, ces jours-ci, ces événements atteignent un degré de violence jamais vu, de mémoire de djiboutien.

Des jets de pierres? Que dis-je? Parlons plutôt de véritables "interahamwe" se livrant à de véritables batailles rangées utilisant armes blanches, lance-pierres, projectiles incendiaires... Et tout ça se fait en pleine capitale! Selon les dernières nouvelles, on compte plusieurs morts et un très grand nombre de blessés et des pertes matérielles substantielles. On peut aussi imaginer toute la panique générée au sein des couches les plus fragiles de la population: enfants, personnes handicapées, personnes âgées, femmes enceintes, etc.

Quartier 7, Quartier 7bis, Ambouli, Quartier 3, Quartier 5, Quartier 4, Quartier 6, Einguela, tous les quartiers de Balbala... Aucun quartier n'est épargné par ces violences. En outre, dans le Nord du pays, on parle de pire: assassinats ciblés, état de siège, de couvre-feu...

Couvre-feu, batailles rangées entre les “pour” quelqu'un et les “contre” quelqu'un... Tiens, tiens... Ça ne vous rappelle rien, ça? Ça ne vous rappelle pas Moubarak (aka “La vache qui rit”) en Egypte? Ça ne vous rappelle pas Mbagbo, en Côte d'Ivoire?

Où sont les autorités compétentes en la matière? Sont-elles à ce point dépassées par les événements? Certains le pensent. Pas moi! Je suis persuadé que si de telles bandes attaquaient le palais de Bet-el-Wali ou le bunker de Haramous, il se paresserait une toute autre chose? Alors, il y a autre chose!

Derrière ces violences, il y a un agenda politique. Il y a l'histoire du pompier pyromane. Il y a du pur IOG, derrière tout ça. IOG persiste et signe. Il fout le feu à la baraque pour prétendre qu'il ne peut pas “abandonner” le pouvoir quand la maison Djibouti est la proie des flammes. IOG est derrière tout ça, c'est sûr.

Ses tontons-macoutes, ses barbouzes de service et ses légions étrangères sèment la pagaille et surtout la terreur à l'approche d'une échéance électorale. IOG est derrière tout ça. Allow (sic)! Il prétendra en temps et lieu “que son patriotisme lui demande de restaurer la loi et l'ordre dans tout le pays” avant d'organiser des élections transparentes et enfin, passer le pouvoir.

Voilà le seul génie d'un dictateur en panne d'inspiration! Derrière ces troubles, à l'instar de ses idoles (Ben Ali, Moubarak, Mbagbo, etc.) notre IOG impérial joue le tout pour le tout. «C'est moi ou personne» se dit-il. Voilà la mesquinité et la petitesse de l'homme qui veut rester président de la république de Djibouti (jusqu'à ce que mort s'en suive ou que son fils lui succède ou que quelqu'un lui flanque un coup de pied dans le postérieur).

Nous savons tous. Il n'y rien entre les laissés-pour-compte du Quartier X et ceux du Quartier Y. Il n' y a qu'une échéance électorale qui s'approche et que IOG veut, vaille que vaille, éviter qu'elle soit transparente et juste. Il n'y a rien entre le Q6 et Arhiba, rien entre le Q5 et le Q3. Il n'y a que l'heure du bilan qui s'approche pour IOG et nous savons tous qu'il va jouer toutes les cartes, sans hésitation, pour s'accrocher au pouvoir. Il orchestre ce désordre pour pouvoir se donner l'occasion décréter des lois d’exception (arrestations massives. couvre-feu, loi martiale... suspension du processus électorale!..). Je vous dis, c'est du pur IOG. À l'instar de ses idoles (Ben Ali, Syad Barreh, Moubarak, etc.) il va nous faire visiter toutes les pages de l'abécédaire du parfait dictateur.

C'est malheureux mais c'est comme ça. C'est aussi simple que ça. Ce Hitler djiboutien a perdu la raison. Il faut l'arrêter avant qu'il ne soit trop tard. Si on le laisse faire, il va continuer de foutre le feu partout pour rester au pouvoir et si ça ne réussit pas, il va s'envoler pour l'Arabie Saoudite, le Zimbabwe ou pour je sais quel autre paradis pour dictateur déchu.

Il faut montrer la porte à ce pompier pyromane. Il faut dire “dégage IOG, comme Mubarak, tu as perdu la raison”. Jeunesse du pays, arrêtez de vous détourner du vrai problème: IOG. Exigez son départ. Dites "dégage IOG". Votre avenir et celui de notre pays en dépendent.

Hassan Aden
hassan.aden@ncf.ca

1 commentaire:

  1. PAR TES ÉCRITS, TU SAUVES BEAUCOUP DES VIES. CHAQUE ARTICLE QUE TU AS ÉCRIT OBLIGE LE RÉGIME A CHERCHER D AUTRES MIG MAG.
    PERSONNELLEMENT JE T'ENCOURAGE A ÉCRIR UN LIVRE SUR LA POLITIQUE DE DJIBOUTI.

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